Image Directrice d'ASED
Mode de travail
Diminuer la souffrance humaine, surtout des plus démunis ne peut, aux yeux d'ASED, que résulter d’un désir et non d’une contrainte. Aucune loi ni convention contraignante ne pourront résoudre ce problème essentiel. ASED propose donc de stimuler chez les plus riches l’envie de soutenir la réduction de la grande pauvreté par l’éducation, le développement et l’amélioration de la vie des plus démunis. ASED propose aux plus pauvres de suggérer les meilleures manières de pouvoir les aider se prendre en charge eux-mêmes et à long terme. ASED propose des projets en accord avec toutes parties, et gère elle-même ces projets en consultation avec les autorités du pays d’accueil.
Investigation et analyse
Pour constater et analyser un problème de détresse, un « état des lieux » ou si possible une enquête discrète doit être menée par un investigateur chevronné et absolument intègre, totalement extérieur au contexte. Ce dernier doit être capable d’évaluer une situation par rapport à la culture du pays concerné dans son environnement politique et religieux, en pleine connaissance des points de comparaison nécessaires pour assurer une parfaite objectivité. Même si l’opération démarre dans l’urgence, aucun constat ni aucune analyse ne peut être prise en compte sans recoupement de l’information d’origine. Toute investigation qui amène à un constat d’état durable de détresse sera suivie d’une analyse dont découleront des suggestions pour remédier à long terme et dans la dignité à la situation.
Fonctionnement
Un projet ou même un programme de projets est alors défini, en contenant les objectifs à atteindre, les activités à mener pour atteindre les buts désignés et le plan de travail avec ses délais, ceci même s’ils doivent ultérieurement être reportés. A cela est ajouté un budget qui tient compte du pouvoir d’achat local et de la perception autochtone des valeurs. Ce budget est accompagné des devis établis localement par ceux qui se proposent d’exécuter les travaux, sous le contrôle strict d'ASED. Le choix des contractants et entrepreneurs est effectué à Genève par les responsables d'ASED. En principe tout projet confié à des personnes du lieu même de réalisation donne lieu à un appel d’offres dont ne sont retenus que les professionnels présentant toutes les garanties requises de sérieux.
Garanties
La réalisation d’un projet ne peut être commencée sans que la totalité de son financement ne soit trouvée et garantie. L’avenir d’un projet doit être soigneusement étudié et celui d’une opération garanti avant sa réalisation. Tout projet choisi, pour devenir une opération réalisable, doit pouvoir s’inscrire dans la durée, et doit être accompagné de l’accord écrit de ceux qui en assumeront la responsabilité une fois celui-ci terminé.
Budgets, responsabilités et contrôle
ASED fixe elle-même les seuils de responsabilité, et les montants financiers qui y correspondent. Chaque projet est bien entendu budgétisé et soumis à un organe exécutif déterminé qui recommande la recherche de financement à l’organe de recherche de fonds ainsi que l’exécution opérationnelle adéquate, et en prend toute la responsabilité de gestion, de surveillance et de contrôle. La surveillance et le contrôle des opérations d'ASED sont obligatoires et prévus lors de chaque projet. Tous les projets budgétés à moins de CHF 100.000.- sont décidés et gérés par la direction d'ASED, alors que toute opération devisée à plus de CHF 100.000.- doit être présentée par la direction d'ASED au Comité pour accord. Le Comité d'ASED peut proposer d’homologuer temporairement un de ses membres pour conduire une opération. Ce dernier peut accepter ou refuser d’être rétribué, en fonction de sa situation financière personnelle, et doit faire preuve d’un engagement humanitaire laïque, non-confessionnel et surtout totalement désintéressé.
Choix des partenaires
Les partenaires choisis pour toute opération (découlant d’un projet agréé) sont alors minutieusement informés et un cahier des charges détaillé est établi. ASED souhaitant éviter tout risque d’abus ou d’exploitation de la détresse des enfants, s’assure de la bonne moralité et de la conduite irréprochable de ses délégués et/ou partenaires. Il ne sera confié aucune charge ni aucun moyen financier à des personnes appartenant de près ou de loin à une autorité gouvernementale, mais par contre, tous les efforts seront entrepris pour informer et stimuler chaque gouvernement à suivre et à soutenir spontanément la ou les opérations entreprise/s sur son territoire et confiées directement aux exécutants locaux désignés par ASED.
Surveillance, feedback et finalisation
Sur le lieu même de l’opération entreprise, il sera désigné un ou plusieurs rapporteurs extérieurs engagés à suivre de près le travail accompli et qui pourront en référer librement à l’organe de contrôle du siège. Au besoin, ASED fait appel à des conseillers ou surveillants extérieurs, de préférence expatriés. Une opération de soutien doit obligatoirement faire l’objet de quatre visites sérieuses par année au minimum, dont deux d’expatriés homologués par ASED et deux par des organes fiables et extérieurs à l’opération elle-même résidant sur place, ceci même si les outils de communication d’aujourd’hui assurent les possibilités de contact et de visionnage. Chacune de ces quatre visites fait l’objet d’un rapport complet qui est comparé aux objectifs visés. Le travail de chaque opérateur est défini par un ordre de mission.
Convention « délai et finance » d’opération.
Une opération de soutien se réalise sur la base d’une convention qui lie les diverses parties. Cette convention définit parfaitement les objectifs visés, les moyens choisis pour les atteindre, les délais et le budget définis ainsi que les responsabilités. Lorsque commence une opération d’urgence, ces éléments doivent être établis au minimum dans les 48 heures. Chaque opération doit faire l’objet d’une telle convention. Le Comité d'ASED est régulièrement tenu au courant (4 fois par an au minimum) de l’évolution de toute opération de soutien en fonction du plan de travail et du budget. Un rapport final est établi expliquant clairement la réalisation globale du projet et la manière dont les objectifs ont été atteints. Le suivi de chaque opération est également décrit ainsi que les personnes qui en assumeront la responsabilité ultérieure. Un décompte final est présenté aux donateurs contenant le détail du coût total de l’opération. S’il devait rester des fonds non dépensés, le donateur pourra choisir la manière dont il souhaite en disposer.



